Ministère des affaires étrangères et du développement international

MAEDIDepuis la loi du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation sur le développement et la solidarité internationale, la politique de développement française s’appuie sur la cohérence, l’efficacité et la transparence.

Cohérence

Le Parlement exerce pleinement sa mission de contrôle et d’évaluation sur cette politique. La société civile est, elle aussi, régulièrement consultée : une instance de concertation pérenne, où est représenté l’ensemble des actrices et acteurs du développement et de la solidarité internationale, a été créée. Il s’agit du conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI), qui se réunit le 13 février prochain.

La politique de développement se fixe des objectifs clairs : promotion des droits de l’Homme, développement économique durable, développement humain ou encore préservation de l’environnement. Elle promeut les valeurs de la démocratie et de l’État de droit, ainsi que de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et le travail décent.

Efficacité

Pour renforcer l’efficacité de son aide au développement, la France réaffirme la priorité donnée à l’Afrique subsaharienne et à la rive sud de la Méditerranée. L’ensemble des instruments : dons, aides budgétaires, prêts bonifiés ou non bonifiés, souverains ou non souverains, prises de participation, garanties, financements innovants, développement de partenariats économiques dans tous les secteurs opportuns sont mobilisés.

Transparence

Grâce à la création d’indicateurs de résultats annuels et au portail transparence-aide.gouv.fr, il est possible de connaître le budget alloué à tel ou tel projet dans les 16 pays prioritaires aidés par la France.

 « 2015 : dessinons le développement de demain »

C’est la première fois qu’une année européenne thématique est consacrée à la politique extérieure de l’Union européenne. C’est le signe que les enjeux de développement concernent tous les citoyens de l’Union. C’est également un moyen de rappeler aux Européens que l’Europe est à la fois généreuse et solidaire : elle est le premier bailleur mondial de l’aide publique au développement. Le choix de 2015, année de la définition des objectifs de développement durable, année de la négociation d’un accord sur le climat et année d’un nouveau cadre de financement du développement n’est pas fortuit.

La France a choisi de se mobiliser dans le cadre de cette année particulière pour l’Europe et pour tous les acteurs du développement. Pour Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du Développement et de la Francophonie, 2015 est une « année historique où sera décidé l’avenir de la planète ».

Favoriser l’engagement de la société civile

La France a présenté un programme de travail pour répondre à ces objectifs, celui-ci s’articule autour de 5 grandes priorités :

1. Le climat
2. L’égalité femmes hommes
3. L’innovation et la transparence
4. L’éducation
5. La santé et la sécurité alimentaire

Il s’appuie sur des projets portés par le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, l’Agence française de développement (AFD), le ministère des Outre-mer, et Toute l’Europe, le premier portail en ligne d’information sur les questions européennes.

Notre objectif est de favoriser l’engagement des différents acteurs de la société civile pour la solidarité internationale et leur investissement dans l’Année européenne pour le développement. Ainsi, les initiatives portées par des institutions, des réseaux de collectivités territoriales, des entreprises, des ONG, et toute entité issue de la société civile, pourront être labellisées « AED », permettant ainsi d’augmenter leur visibilité.

« Il nous faut défaire les murs invisibles qui séparent les Etats, ces inégalités insupportables entre le Nord et le Sud, entre les pays riches et les pays pauvres. L’Europe a un rôle majeur à jouer. »

Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes