Des paniers bios et durables pour les habitants de San Salvador

 

Démarrage :  2013
Fin du projet : 31/12/2015
Lieu de réalisation : Comasagua, Département de La Libertad EL SALVADOR
Budget : 640 000€
Co-financement :  Secours populaire français et Commission européenne.

 

paniers paysans

Origines et contexte du programme :

La situation à San Salvador était critique : 40 % des familles vivaient dans des conditions d’extrême pauvreté et le revenu moyen était de 1,31 $US/habitant/jour. Le projet accorde une attention particulière aux plus vulnérables : les femmes (35 % de foyers mono-parentaux) et les jeunes.

 

 


Objectifs du programme :

  • Promouvoir une société inclusive où les femmes et les jeunes développent des actions pour diminuer leur niveau de pauvreté, et améliorent leurs conditions économiques et environnementales.
  • Faciliter l’interaction entre les organisations communautaires et les acteurs municipaux pour consolider les liens communautaires, et renforcer la capacité de la population dans la prise de décisions et la gestion du processus de développement durable.
  • Appuyer les petits paysans pour diversifier et améliorer leur production agricole grâce à une agriculture organique et à un marché solidaire de type AMAP.
  • Liens avec le lycée français de San Salvador et 2 universités.

Actions mises en oeuvre :

La production agricole organique et durable dans 153 jardins, 17 parcelles et 7 serres permettent d’assurer les besoins alimentaires des familles, de satisfaire la demande d’autres membres de la communauté et de vendre le solde. Suivant le principe des AMAP, les paniers paysans procurent des revenus stables et équitables aux petits paysans tout en les rapprochant des citadins de milieux aisés. L’introduction de légumes a porté à 26 le nombre de produits horticoles.

Cette activité a induit la fabrication de paniers de bambou qui procurent un revenu additionnel. La fabrication et l’utilisation d’engrais et pesticides organiques permettent de prétendre à la certification BioLatina. Les acteurs-bénéficiaires du projet, convaincus de l’utilité et de l’efficacité de la protection de l’environnement ont lancé le projet « Comasagua commune verte »  associant tourisme, gastronomie et patrimoine culturel. Une coopérative a été créée sous le nom  » Canasta campesina » (panier paysan).

Résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs des actions :

Mises en oeuvre :

Le projet a dépassé ses objectifs : 245 acteurs-bénéficiaires, 9 Associations de développement communautaire, 9 comités communautaires de production et commercialisation, 7 serres construites avec les agriculteurs pour 3 programmées. Les revenus se répartissent entre les producteurs (62,5%), la rémunération des personnes préparant les paniers remplis (17,1%), dépenses à Comasagua (11,5 %) et autres frais hors de la zone (10%). Dans les 27 communautés 1 696 familles soit 7 696 personnes ont bénéficié indirectement du projet.

Le revenu mensuel par personne a évolué de 73,56$ en janvier 2013 à 193,03$ en juin 2014. Le projet a créé 44 emplois (serres et jardins) et 3 emplois pour la coopérative.

La participation de 322 personnes aux ateliers de préparation des diagnostics puis de 243 à l’élaboration des plans stratégiques a permis la mise en oeuvre de 21 projets pour 68 145,45$ financés hors projet.

Des conventions ont été signées avec 2 universités pour des programmes de recherche-action.

La revitalisation des Associations de développement communautaire (ADESCO) et des Comités communautaires d’environnement (CCA) ont donné une dynamique aux 27 communautés concernées par le projet.

Originalité du programme :

La priorité a été donnée aux femmes et aux jeunes qui maîtrisent maintenant la production et la commercialisation des produits horticoles, des œufs et des fruits et disposent de revenus inespérés (+ 83 %) garantissant leur indépendance et une bonne alimentation de leur famille.

Les femmes et les jeunes des communautés se sont avérés être des agents de changement alors qu’ils étaient marginalisés dans des mini-sociétés bloquées par l’absence d’accès aux prises de décisions et à la terre. L’ouverture vers des activités productives et marchandes leur a aussi permis de gagner la confiance en soi et une reconnaissance sociale.

Le type d’agriculture organique mis en œuvre respecte l’environnement et constitue une alternative à l’agriculture productiviste de cultures vivrières accentuant le déboisement.

Un rapprochement s’est effectué entre paysans marginalisés et citadins aisés via l’AMAP et d’autres activités associant des bénévoles expatriés.

Partenariat développé dans le cadre du programme :

Le programme est cofinancé à hauteur de 75% par l’Union Européenne.

Le Secours Populaire est associé à 2 ONG salvadoriennes : FUNDESYRAM (agronomes) et MDS (médecins).

Le lycée français de San Salvador a inclus les paniers paysans dans son projet d’établissement et développe les échanges entre élèves, enseignants et agriculteurs. La « contribution carbone » » mise en oeuvre par le lycée français permet des actions de reboisement. Des liens se sont tissés avec les consommateurs du lycée français, de l’ambassade de France, de la délégation de l’Union européenne, des ambassades d’Espagne et du Japon, des agences des Nations Unies qui ont adhéré aux paniers paysans.

La valorisation des résultats du projet repose aussi sur les universités. La découverte par les étudiants de la réalité des conditions de vie et de travail de leurs concitoyens ruraux et paysans suscite des vocations et les prépare à la prise de décisions quand ils accéderont à des responsabilités politiques, sociales ou économiques.

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El Salvador

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