Les Européens et l’aide au développement

 

Selon l’Eurobaromètre spécial n°405 portant sur l’aide au développement de l’Union européenne et les Objectifs du millénaire pour le développement, les populations des Etats membres de l’Union européenne accordent une importance disparate à l’aide au développement. En Europe, les Suédois sont les plus nombreux (62 %) à estimer que cet enjeu est « très important ». A l’inverse, les Estoniens ne sont que 14 % à partager ce sentiment.

Les Français sont parmi les moins nombreux en Europe à considérer l’aide au développement importante

« Selon vous, est-il très important, plutôt important, pas très important ou pas du tout important d’aider les populations des pays en développement ?« . A cette question, figurant au sein de l’Eurobaromètre n°405 publié en novembre 2013, les Européens n’ont pas répondu de manière homogène.

Parmi ceux ayant le plus souvent répondu que cette question revêt une très grande importance, les Suédois apparaissent en première position : 62 % des personnes interrogées. Suivent les Chypriotes (49 %), les Croates (43 %), les Allemands et les Irlandais (41 %). A l’inverse, les Estoniens ne sont que 14 % à partager ce sentiment, guère plus que les Hongrois (15 %) ou encore que les Slovaques (16 %). La moyenne européenne (Croatie exceptée) se situe à 31 %. Les Français sont en deçà : 25 % d’entre eux ont estimé que l’aide au développement est très importante.

En revanche, si l’on considère le total des personnes interrogées ayant répondu qu’ils considèrent l’aide au développement « très importante » ou « plutôt importante », les disparités entre Etats membres se lissent considérablement. Les Suédois (95 %) et les Croates (93 %) demeurent les plus nombreux, mais l’intégralité des 28 Etats membres dépasse largement la barre des 50 %. La moyenne européenne (Croatie exceptée) est égale à 83 %. Quant aux Français, 76 % de ceux interrogés considèrent l’aide au développement « très importante » ou « plutôt importante ».

Ainsi, les Européens estimant que cet enjeu n’est « pas très important » ou « pas du tout important » apparaissent largement minoritaires. Les plus nombreux dans ce cas sont les Estoniens et les Hongrois (30 %), devant les Slovènes (27 %) et les Français (23 %). Au contraire, seuls 4 % des Suédois partagent cette opinion. Une proportion voisine de celle des Croates (6 %), des Polonais (8 %) ou encore des Allemands (9 %). En moyenne, les Européens (Croates exceptés) sont 15 % à ne pas considérer l’aide au développement importante.

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