Fin du rally : la bourse de Paris rattrapée par la réalité des taux !

Une forte baisse d’environ 2% est attendue en ouverture de la bourse de Paris. Elle ne poursuivra pas son rally et baissera certainement dans le sillage de WallStret plombée elle-même par les conclusions de la Réserve fédérale américaine.

Une forte baisse attendue

Son dernier rally étant bel et bien terminé, la Bourse de Paris voit même ses taux observer une forte baisse en ouverture, on parle même d’une baisse pouvant atteindre les 2% ! Dans le sillage des places fortes mondiales comme Tokyo qui a chuté à 3% et Wall Street dépréciée suite aux conclusions du compte rendu de politique monétaire rendues par la Fed mi-décembre, Paris devrait logiquement suivre.

Les membres de la banque centrale sont clairement engagés dans le processus de normalisation de la politique monétaire. Au rythme du marché actuel, il semblerait que celui du travail va bientôt se rapprocher du plein emploi. D’après le bilan de Fed, les hausses de taux sont encore à l’ordre du jour. On peut toujours foncer pour acheter des ETF ou attendre patiemment que la bourse se décante, comme c’est prévu en 2022.

Un bilan plus important qu’en 2014

Aucune décision n’est encore prise, mais sous peu les taux des fonds fédéraux devraient être augmentés avant de réduire la taille du bilan de la Réserve fédérale peu de temps après. Son dégonflement sera certainement plus rapide qu’en 2014, au vu de la taille du bilan de l’institution. Réponse au fil des mois prochains, dont les résultats seront à observer avec la plus grande attention.

La première annonce de la hausse des taux n’est pas vraiment surprenante, mais elle résonne comme un rappel à l’ordre à l’aune du variant Omicron qui occupe tous les esprits. Fin 2021, il n’était pas perçu comme un élément suffisant pour faire dévier la Fed de sa trajectoire créée par le dérapage récent de l’inflation. Moins attendue, la seconde réduction du bilan donnait le conseil de réduire les injections de liquidités avant de les stopper au printemps. Le contexte change donc à la faveur d’un début de restriction monétaire.

Avant l’ouverture, les indices laissent entrevoir un recul de l’ordre de 1,6% du Cac 40 et de nombreux chiffres sont à surveiller et à décortiquer. Essentiellement ceux de l’inflation, côté allemand, mais aussi les inscriptions hebdomadaires au chômage, chez nos amis américains. On surveillera de près la balance commerciale et le commandes de biens durables ainsi que l’indice ISM des directeurs des achats dans le secteur des services. Leur indice PMI Caixin est d’ailleurs ressorti en amélioration et nettement au-dessus des anticipations à 53,1 contre les 51,5 estimés par le consensus.

L’offensive aux Pays-Bas lancée par ALD

Côté entreprises, Sodexo enregistre une hausse de 18,8% de son chiffre d’affaires au premier trimestre de l’exercice 2021 2022, et confirme ses prévisions : une croissance de 15 à 18% des facturations à périmètre et taux de change constants, pour une marge d’exploitation proche de 5% à devises égales. Des chiffres qui démontrent une belle amélioration de 1,7 point de pourcentage sur une seule année. Nul doute que ces chiffres seront soigneusement scrutés lors des prochains mois pour confirmer, ou non, cette hausse surprenante mais néanmoins agréable pour toutes les entreprises de la Bourse de Paris.

ALD, la filiale de la Société Générale dans le financement de longue durée de véhicules, prévoit l’achat de LeasePlan, son concurrent direct en Hollande, pour la modique somme de 4,9 milliards d’euros. Natixis, de son côté, cède la quasi-totalité de sa participation à hauteur de 10% à Coface pour 11,55 euros par action, soit 174 millions d’euros. Un vrai regain de forme pour ces sociétés de l’hexagone, très prometteur pour la suite de l’année.

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