En France, l’éco-prêt à taux zéro est un prêt destiné à financer des travaux de rénovation énergétique sans condition de ressources. Il couvre de nombreux travaux visant une amélioration de la performance énergétique du logement et peut être cumulé avec d’autres aides publiques comme MaPrimeRénov’. Pouvant aller à 50 000 euros, le montant de ce crédit varie en fonction de l’immeuble et du type de travaux tandis que la durée de remboursement peut atteindre 15 à 20 ans. Si le dispositif est public, la décision finale d’accorder ce prêt dépend toujours de la banque qui évalue le risque global associé au dossier. Retrouvez dans cet article les raisons pour lesquelles celle-ci pourrait refuser un éco-PTZ en 2025.
Un taux d’endettement déjà élevé
Même si l’éco-PTZ est sans condition de ressources, les banques examinent la solvabilité globale de l’emprunteur. À cet effet, un taux d’endettement élevé, même si vos revenus sont confortables, peut être un motif de refus. Les banques ne se contentent pas de vérifier si vous avez la capacité de rembourser l’éco-PTZ seul, mais évaluent l’ensemble de vos crédits en cours (prêt immobilier, crédits à la consommation, etc.).
En outre, un historique de découvert fréquent ou des incidents de paiement peuvent également alerter la banque sur votre gestion budgétaire. Celle-ci peut ainsi considérer que l’ajout d’une nouvelle mensualité, même à taux zéro, représente un risque trop important pour votre équilibre financier, et ce, malgré la nature avantageuse de l’éco-PTZ.

L’entreprise réalisant les travaux et son expertise
Pour être éligible à l’éco-prêt à taux zéro en 2025, il faut faire réaliser les travaux de rénovation énergétique par des entreprises Reconnues Garantes de l’Environnement (RGE). Cependant, au-delà de cette certification obligatoire, la banque peut évaluer l’entreprise choisie. Si cette dernière est jeune, manque de références solides ou présente des signaux faibles comme des litiges antérieurs ou des avis négatifs récurrents, l’établissement bancaire peut exprimer des réserves.
En réalité, il s’agit pour la banque de limiter le risque de non-achèvement des travaux ou de malfaçons, ce qui pourrait compromettre l’objectif du prêt et la capacité de l’emprunteur à bénéficier des économies d’énergie attendues. Une entreprise proposant un devis trop bas par rapport aux prix du marché pourrait aussi être un signal d’alerte. Assurez-vous donc de choisir une entreprise RGE avec une solide réputation.
La nature des travaux et leur impact énergétique réel

L’éco-prêt à taux zéro couvre une large gamme de travaux de rénovation énergétique :
- isolation thermique (toitures, murs, fenêtres, planchers bas) ;
- installation ou remplacement de systèmes de chauffage utilisant des énergies renouvelables ;
- réhabilitation de l’installation avec un dispositif ne consommant pas d’énergie ;
- amélioration de la ventilation ;
- autres rénovations améliorant la performance énergétique globale.
De ce fait, la banque peut refuser d’accorder ce prêt si elle juge que les travaux proposés ne sont pas suffisamment ambitieux pour générer une économie d’énergie significative. Par exemple, si vous prévoyez seulement un changement de fenêtres sans amélioration de l’isolation des murs, elle pourrait douter de l’efficacité globale du projet.
Les critères d’éligibilité des travaux sont précis et il faut respecter un ‘’bouquet de travaux’’ ou atteindre une performance énergétique minimale. Un projet qui semble trop fragmenté ou qui ne garantit pas une réelle amélioration de la performance énergétique du logement peut être vu comme un investissement moins rentable du point de vue de la banque.

L. Martin est une consultante en entreprises, spécialisée dans l’optimisation des ressources.
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