La perte d’un parent est une épreuve bouleversante. Au chagrin s’ajoute le poids immédiat des démarches administratives et légales à accomplir. Dans ce moment difficile, il est pourtant crucial de savoir que faire en cas de décès pour respecter la loi et préserver les droits des héritiers. De la déclaration du décès à la gestion de la succession, l’organisation est la clé. Ce guide détaille les étapes incontournables pour vous aider à naviguer dans ce labyrinthe administratif sans négliger d’informations importantes concernant le défunt.
Les actions impératives dans les premières 48 heures
Le choc du décès ne doit pas occulter l’urgence des premières formalités. La toute première étape est de faire constater le décès par un médecin. Celui-ci délivre le certificat de décès. Si le décès survient à l’hôpital ou en EHPAD, le personnel s’en charge. À domicile, il faut appeler un médecin. Une fois ce certificat obtenu, la personne en charge doit faire la déclaration de décès à la mairie du lieu du décès.
- Délai : 24 h ouvrées après le décès.
- Document obtenu : L’acte de décès.
- Qui s’en charge : Un proche ou l’entreprise de pompes funèbres mandatée.
C’est cet acte qui sera demandé par tous les organismes par la suite. Il est donc conseillé d’en demander plusieurs copies immédiatement. Pensez également à vérifier si le défunt était porteur d’une carte de don d’organes, une décision qui doit être prise très rapidement.

La semaine du décès : Gérer les obsèques et les premières notifications
Une fois l’acte de décès obtenu, l’organisation des obsèques devient la priorité. Cette étape doit être réalisée dans les 6 jours ouvrables suivant le décès. Il faut contacter une entreprise de pompes funèbres. Il est crucial de vérifier si le défunt avait souscrit un contrat d’assurance obsèques ou exprimé ses volontés concernant l’inhumation ou la crémation. Parallèlement, les premières notifications aux organismes doivent être lancées. Il faut contacter la banque du défunt pour bloquer les comptes (sauf le compte joint du conjoint survivant sous conditions). Il faut aussi prévenir l’employeur du défunt ou sa caisse de retraite pour arrêter les versements.
L’intervention du notaire et l’ouverture de la succession
Après les premiers jours de deuil, une étape essentielle se profile : la désignation d’un notaire. Son rôle devient indispensable dès lors que la succession inclut un bien immobilier, que le patrimoine dépasse 5 000 euros, ou qu’un testament ou une donation entre époux a été rédigé. Chargé de piloter l’ensemble des formalités, le notaire commence par établir la liste précise des héritiers au regard de la loi, puis vérifie la présence éventuelle d’un dernier vouloir dans le Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés, une base nationale qui recense les testaments enregistrés.
- Il établit l’acte de notoriété listant les héritiers et leurs droits.
- Il réalise l’inventaire et l’estimation du patrimoine (actifs et passifs) du défunt.
- Il gère la déclaration de succession auprès de l’administration fiscale.
Le notaire protège les droits de chacun, y compris ceux du conjoint survivant. Il est le garant du bon déroulement légal du transfert de patrimoine. Son choix est libre, les héritiers peuvent choisir celui qu’ils souhaitent.
Le marathon administratif : Contacter tous les organismes

La succession est ouverte, mais les démarches continuent. Les héritiers (ou le notaire) doivent informer l’ensemble des organismes liés au défunt. Cette personne avait des contrats, des abonnements, des droits à la retraite. Il faut contacter les caisses de retraite pour demander la pension de réversion du conjoint survivant et l’arrêt des versements. Il faut prévenir l’administration fiscale et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) pour demander un capital décès si le défunt était salarié. N’oubliez aucune assurance : assurance-vie (pour trouver les bénéficiaires), assurance habitation, auto, mutuelle… C’est un travail long, mais nécessaire pour clore les comptes et faire valoir les droits de chacun.

L. Martin est une consultante en entreprises, spécialisée dans l’optimisation des ressources.
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